Eprist

Association des responsables IST des organismes de recherche

Les revues en libre accès ne sont pas éternelles

Analyse I/IST n°32 – Octobre 2020

Les revues en libre accès ne sont pas éternelles : c’est l’argument-choc d’une nouvelle étude importante consacrée aux revues disparues sans avoir été archivées par une institution officielle.

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Big deal ? bad deal ?

Analyse I/IST n°31 – Juin 2020

En mars 2019, l’Université d’État de Floride perd son accès à Elsevier. Faute de renouveler un accord de licence annuel à 2 millions de dollars, 6.000 chercheurs et 40.000 étudiants ne peuvent consulter les 1800 revues du premier éditeur mondial. Les articles doivent être désormais achetés à l’unité, ce qui représente environ 20-30$ pour un PDF. Elsevier met l’université en garde : l’abandon du big deal va représenter un surcoût massif, de l’ordre d’un million de dollars par an.

Un an plus tard, le bilan est bien différent …

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La recherche en crise de reproductibilité ?

Analyse I/IST n°30 – Avril 2020

La plupart des recherches scientifiques sont fausses. Telle est la conclusion provocatrice d’un article célèbre de PLOS initialement publié en 2005 : « Nos simulations montrent que dans la plupart des cadres expérimentaux il est moins probable qu’une conclusion scientifique soit vraie que fausse. » (Ioannidis 2005).

Cette note de synthèse documente un débat majeur de la recherche scientifique contemporaine. Au-delà de la description parfois simpliste d’une « crise générale », l’exigence nouvelle de reproductibilité amène à repenser radicalement les formes et les pratiques de publication.

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La conversation scientifique ouverte

Analyse I/IST n°29 – Mars 2020

L’évaluation ouverte ou la révision ouverte de travaux pourrait être la prochaine révolution du libre accès.

Alors que le Plan S prévoit que la plupart des publications scientifiques soient librement accessibles en ligne d’ici 2021, un nouveau mouvement d’ouverture prend de l’ampleur sous le nom d’open peer review ou littéralement « évaluation par les pairs ouverte ». Il ne s’agit plus seulement d’ouvrir les productions scientifiques mais leurs coulisses : l’échange entre auteurs et évaluateurs conduisant à la publication. Même les revues les plus prestigieuses suivent de près ces évolutions

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“Ouvrez l’accès aux publications scientifiques !”

L’appel de Couperin.org, ADBU et Eprist aux éditeurs académiques du 23 Mars 2020

Le consortium Couperin.org, l’ADBU et EPRIST se joignent au communiqué de l’association internationale ICOLC et demandent aux éditeurs d’ouvrir, dans ces circonstances exceptionnelles, leurs publications à tous, afin de faire face, unis, à une crise sanitaire mondiale sans précédent.

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Etudes et synthèses du Comité pour la Science Ouverte (CoSO)

Les collèges et groupes de travail du  CoSO (Comité pour la Science Ouverte) élaborent différents documents  (études, synthèse, note d’orientation, recommandations…)

Nous en sélections  quelques uns ci-dessous. La liste complète est disponible ici.

2020.

Pour une politique des données de la recherche : guide stratégique. Accès au document.

Usage et gouvernance des données. Accès au document.

Préconisations en vue de la mise en œuvre du Plan S. Accès au document.

Des identifiants ouverts pour la science ouverte : synthèse. Action concertée au bénéfice des chercheurs et des institutions. Note complète | Synthèse.

Plan de gestion de données : recommandations à l’Agence nationale de la recherche. Accès au document.

Critères d’exemplarité en vue de financements par le Fonds national de la Science Ouverte. Accès au document.

Etudes du COPIST (Catalogue d’offres partagées en IST)

  Décembre 2018
Les études COPIST, co-produites par le CNRS, EPRIST, ADBU et Couperin.org ont été publiées. Elles devraient nourrir pour partie les débats du Comité pour la Science ouverte. Ses études sont disponibles sur le site de l’ADBU.

 

Citations ouvertes

Les citations sont un instrument privilégié de la recherche bibliographique : le repérage des citations ultérieures d’une publication permet de reconstituer rapidement l’état d’un champ de recherche ou la réception d’une découverte ou d’une théorie scientifique.

Jusqu’en 2017, ces informations étaient concentrées dans de grandes bases fermées telles que le Web of Science, Scopus (d’Elsevier) ou plus récemment Google Scholar (de Google) et collectées selon des critères opaques. En un an tout a changé : suite au lancement d’une Initiative pour les citations ouvertes (I4OC) la part des données de citation mises à disposition sous une licence libre est passée de 1% à 51% des références scientifiques disponibles sous Crossref. Ces données sont mises à disposition en totalité sur la plateforme OpenCitations et peuvent être massivement réutilisées sur d’autres projets comme Wikidata.

L’ouverture des citations s’inscrit dans une nouvelle dynamique du libre accès qui s’étend désormais bien au-delà de la simple mise à disposition des écrits scientifiques pour intégrer de nouvelles formes : données, code, évaluations, métadonnées… L’enjeu n’est plus seulement de faciliter l’accès à la connaissance mais aussi de transformer radicalement les structures de publication et de dissémination de la recherche.

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Synthèse sur la stratégie d’Elsevier

En février 2018 le premier éditeur scientifique mondial change de structure. RELX, la maison-mère d’Elsevier, cesse de former une entreprise bicéphale entre le Royaume-Uni et les Pays-bas cotée à Londres et Amsterdam. Comme le souligne The Economist, cette répartition a perdu sa raison d’être avec la mondialisation : « aujourd’hui peu d’entreprises sont contraintes par les frontières nationales (…) la structure duale est souvent associée avec une gouvernance opaque »

Cette restructuration n’est pas qu’un enjeu de gouvernance interne mais marque une évolution profonde de la stratégie d’Elsevier : la convergence de l’édition scientifique et la gestion de données et métriques (business analytics).

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Appel à candidatures pour le Comité pour la Science Ouverte (CoSO)

Le dispositif de la Bibliothèque Scientifique Numérique (BSN) évolue et se transforme en Comité pour la Science Ouverte (CoSO).

Les missions du CoSO sont de coordonner, d’impulser et d’accompagner les mutations vers une science ouverte. Il s’agit de favoriser la science ouverte, notamment à travers l’ouverture des publications et des données de la recherche, le développement des compétences et l’inscription internationale de la France dans la science ouverte. Cette démarche touchera des sujets variés, concernant notamment les publications, l’ouverture du code source, l’évaluation, les mécanismes de financement de la science ouverte, etc.

Afin de donner à ce dispositif national toute l’envergure nécessaire, le Comité se dotera d’une gouvernance, présidée par le Directeur général de la recherche et de l’innovation du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, et de différents types de groupes de travail (Collèges, Groupes permanents, Groupes projet) et s’attachera à équilibrer la représentativité des différents types d’acteurs dans ses différentes composantes. Le dispositif sera complété par des forums de discussion permettant de mobiliser largement la communauté scientifique.

Dans le cadre de la constitution du CoSO, un appel à candidatures a été lancé le 8 mars 2018. Les candidatures sont à envoyer avant le 24 avril 2018.

Pour Eprist, il est important que les organismes de recherche soient représentés dans les différents collèges et groupes projets qui correspondent à leurs problématiques.

Les documents de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) sont disponibles sur le site :

Bibliothèque scientifique numérique – AMI pour la constitution du Comité pour la Science Ouverte (CoSO)

EPRIST signe l’appel de Jussieu pour la Science ouverte et la bibliodiversité

Octobre 2017
EPRIST signe l’appel de Jussieu disponible sur le site : http://JussieuCall.org. L’Appel de Jussieu s’adresse aux communautés scientifiques et aux établissements de recherche en vue de promouvoir un accès ouvert aux publications scientifiques qui encourage la bibliodiversité et l’innovation aux travers de nouveaux modes d’édition qui n’impliquent pas le transfert exclusif des abonnements vers les APC. En proposant, entre autre, un modèle économique alternatif de l’édition scientifique, cet appel se veut avant tout une ouverture prospective et dynamique pour publier autrement, notamment au travers de nouvelles pratiques d’écriture (avec par exemple la publication des données associées), de nouvelles procédures d’expertise (révision ouverte par les pairs…), de nouveaux services éditoriaux sur les contenus. Pour ce faire, une mobilisation large des acteurs institutionnels de l’édition et des communautés scientifiques s’impose !

La signature de l’Appel par les institutions est en cours.

Voir les modalités de signature sur le site : http://JussieuCall.org

Communiqué commun sur la Réforme de la Directive sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique

EPRIST partage et soutient les mises en garde des principales associations européennes de l’enseignement et de la recherche.

Dans une lettre ouverte aux membres de la Commission des affaires juridiques du Parlement européen, l’association SPARC Europe et les principales associations européennes du domaine de l’enseignement et de la recherche mettent en garde contre les risques de dérives de la directive « Copyright ». Elles souhaitent un engagement ferme de l’Union en faveur de l’Open Science et de l’Open Access.

 

Le consortium Couperin.org, la Conférence des Présidents d’Universités (CPU), la Conférence des Grandes Ecoles (CGE), la Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises d’Ingénieurs (CDEFI), l’Association des directeurs et personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation (ADBU), l’association des responsables IST des organismes de recherche (EPRIST), le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (IRSTEA), l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (IFSTTAR), le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), l’Institut national d’études démographiques (INED) et l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) s’associent pleinement à cette démarche.

Le communiqué commun « Réforme de la Directive sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique : nous partageons et soutenons les mises en garde des principales associations européennes de l’enseignement et de la recherche« , marque la volonté des signataires de voir la nouvelle directive sur le droit d’auteur s’inscrire dans une orientation permettant aux communautés de l’enseignement supérieur et de la recherche d’accomplir pleinement leur mission de recherche et d’enseignement, en développant pleinement les potentialités du numérique, en s’orientant résolument vers l’Open Science, au sein d’un cadre juridique équilibré, sans régression ni entrave au-delà de ce qui est nécessaire.

 

Vous trouverez le communiqué sur le site Couperin

Open Access : l’association Liber liste cinq « principes fondamentaux » pour négocier avec les éditeurs

7 septembre 2017

Pour aider les bibliothèques  à  négocier avec les éditeurs le passage d’un modèle économique basé sur les abonnements à un financement du libre accès des articles publiés, de type auteur-payeur (« Article Processing Charge »-APC), l’association européenne Liber préconise cinq « principes » à respecter :

  1. Les licences d’abonnement et le financement de l’accès ouvert vont de pair – Les offres d’abonnement et les APC-deals sont étroitement liés. Personne ne devrait payer les abonnements et payer les APC en même temps («double peine»). L’augmentation des dépenses pour les APC devrait faire baisser proportionnellement les dépenses des frais d’abonnement.
  2. Pas d’accès ouvert, pas d’augmentation de prix – Il y a déjà assez d’argent dans le système. Les bibliothèques ont payé des hausses de prix annuelles pouvant aller jusqu’à 8% pendant des années, ce qui devrait permettre aux éditeurs d’innover. Une caractéristique clé de l’innovation pour le milieu de la recherche est que les résultats de la recherche soient disponibles librement. Par conséquent, si un accord avec les éditeurs sur l’Open Access ne peut être atteint dans nos contrats, les augmentations de prix futures ne devraient pas être acceptées.
  3. Transparence pour les offres de licences – Les pratiques des bibliothèques devraient refléter pleinement leur engagement envers l’accès ouvert. Les accords de licence devraient donc être ouvertement disponibles.
  4. Gardez l’accès pérenne – Pour éviter de mettre plus d’argent dans le système et de renforcer l’accès ouvert, certaines bibliothèques ont renoncé à leurs droits d’accès perpétuel dans un accord de licence. Toutefois, les bibliothèques doivent assurer un accès durable au contenu.
  5. Les rapports d’utilisation devraient inclure l’accès ouvert –  Tout comme les bibliothèques reçoivent des rapports sur les téléchargements et l’utilisation des abonnements, elles devraient également recevoir des rapports sur les publications en Open Access. Il est normal de recevoir un aperçu de ce que nous payons.

Ces cinq principes font partie de l’engagement  de LIBER à faciliter l’échange de connaissances entre ses bibliothèques, les gouvernements nationaux et les parties prenantes. Ils s’inspirent d’autres déclarations, notamment l’Appel d’action d’Amsterdam sur les sciences libres et l’Initiative OA2020.

A consulter sur le site de LIBER :  http://libereurope.eu/blog/2017/09/07/open-access-five-principles-negotiations-publishers/

 

 

La Commission européenne aurait décidé de créer sa propre plate-forme de publication en OA

Avril 2017
Selon le magazine Science, lors d’une réunion restreinte de l’Open Science Policy Platform (OSPP) qui s’est tenue fin mars à Berlin, le Commissaire européen à la recherche, à la science et à l’innovation, Carlos Moedas, a indiqué que la Commission avait pris la décision de mettre en place sa propre plate-forme de publication en Gold OA qui accueillera les articles issus des recherches qu’elle finance.  Si cette décision se concrétisait, la Commission européenne suivrait la voie ouverte en novembre 2016 par le Wellcome Trust (principal soutien de la recherche biomédicale au Royaume-Uni avec 878 M€ de financement en 2016) et plus récemment la Fondation Bill & Melinda Gates. Une initiative similaire de la Commission européenne, dont le budget annuel dédié à la recherche est de 10 milliards d’euros, aurait une résonance importante et un effet d’entraînement probable sur d’autres agences de financement. En créant leur propre plate-forme de publication, les agences de financement de la recherche pourraient avoir un impact majeur sur le scénario d’un libre accès sans différé et n’exigeant pas d’APC des auteurs des publications. Les grandes entités de recherche pourraient, elles aussi, s’intéresser à ce modèle.

ORCID, en bref

Logo ORCIDORCID (Open Researcher and Contributor Identifier) est un système international dont l’objectif est d’attribuer des identifiants numériques persistants. Ces identifiants permettent de distinguer les chercheurs de manière univoque (en cas de noms multiples, d’homonymie, d’absence du prénom) dans les travaux de recherche (publications, données, reviewing, brevet) dans les différents systèmes d’information et bases de données bibliographiques. Un groupe de travail EPRIST sur l’usage d’ORCID a préparé une note simple pour présenter les bénéfices pour les chercheurs et leurs institutions.