Eprist

Association des responsables IST des organismes de recherche

Les actualités

EPRIST signe l’appel de Jussieu pour la Science ouverte et la bibliodiversité

Octobre 2017
EPRIST signe l’appel de Jussieu disponible sur le site : http://JussieuCall.org. L’Appel de Jussieu s’adresse aux communautés scientifiques et aux établissements de recherche en vue de promouvoir un accès ouvert aux publications scientifiques qui encourage la bibliodiversité et l’innovation aux travers de nouveaux modes d’édition qui n’impliquent pas le transfert exclusif des abonnements vers les APC. En proposant, entre autre, un modèle économique alternatif de l’édition scientifique, cet appel se veut avant tout une ouverture prospective et dynamique pour publier autrement, notamment au travers de nouvelles pratiques d’écriture (avec par exemple la publication des données associées), de nouvelles procédures d’expertise (révision ouverte par les pairs…), de nouveaux services éditoriaux sur les contenus. Pour ce faire, une mobilisation large des acteurs institutionnels de l’édition et des communautés scientifiques s’impose !

La signature de l’Appel par les institutions est en cours.

Voir les modalités de signature sur le site : http://JussieuCall.org

Communiqué commun sur la Réforme de la Directive sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique

EPRIST partage et soutient les mises en garde des principales associations européennes de l’enseignement et de la recherche.

Dans une lettre ouverte aux membres de la Commission des affaires juridiques du Parlement européen, l’association SPARC Europe et les principales associations européennes du domaine de l’enseignement et de la recherche mettent en garde contre les risques de dérives de la directive « Copyright ». Elles souhaitent un engagement ferme de l’Union en faveur de l’Open Science et de l’Open Access.

 

Le consortium Couperin.org, la Conférence des Présidents d’Universités (CPU), la Conférence des Grandes Ecoles (CGE), la Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises d’Ingénieurs (CDEFI), l’Association des directeurs et personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation (ADBU), l’association des responsables IST des organismes de recherche (EPRIST), le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (IRSTEA), l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (IFSTTAR), le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), l’Institut national d’études démographiques (INED) et l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) s’associent pleinement à cette démarche.

Le communiqué commun « Réforme de la Directive sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique : nous partageons et soutenons les mises en garde des principales associations européennes de l’enseignement et de la recherche« , marque la volonté des signataires de voir la nouvelle directive sur le droit d’auteur s’inscrire dans une orientation permettant aux communautés de l’enseignement supérieur et de la recherche d’accomplir pleinement leur mission de recherche et d’enseignement, en développant pleinement les potentialités du numérique, en s’orientant résolument vers l’Open Science, au sein d’un cadre juridique équilibré, sans régression ni entrave au-delà de ce qui est nécessaire.

 

Vous trouverez le communiqué sur le site Couperin

La Commission européenne aurait décidé de créer sa propre plate-forme de publication en OA

Avril 2017
Selon le magazine Science, lors d’une réunion restreinte de l’Open Science Policy Platform (OSPP) qui s’est tenue fin mars à Berlin, le Commissaire européen à la recherche, à la science et à l’innovation, Carlos Moedas, a indiqué que la Commission avait pris la décision de mettre en place sa propre plate-forme de publication en Gold OA qui accueillera les articles issus des recherches qu’elle finance.  Si cette décision se concrétisait, la Commission européenne suivrait la voie ouverte en novembre 2016 par le Wellcome Trust (principal soutien de la recherche biomédicale au Royaume-Uni avec 878 M€ de financement en 2016) et plus récemment la Fondation Bill & Melinda Gates. Une initiative similaire de la Commission européenne, dont le budget annuel dédié à la recherche est de 10 milliards d’euros, aurait une résonance importante et un effet d’entraînement probable sur d’autres agences de financement. En créant leur propre plate-forme de publication, les agences de financement de la recherche pourraient avoir un impact majeur sur le scénario d’un libre accès sans différé et n’exigeant pas d’APC des auteurs des publications. Les grandes entités de recherche pourraient, elles aussi, s’intéresser à ce modèle.

ORCID, en bref

Logo ORCIDORCID (Open Researcher and Contributor Identifier) est un système international dont l’objectif est d’attribuer des identifiants numériques persistants. Ces identifiants permettent de distinguer les chercheurs de manière univoque (en cas de noms multiples, d’homonymie, d’absence du prénom) dans les travaux de recherche (publications, données, reviewing, brevet) dans les différents systèmes d’information et bases de données bibliographiques. Un groupe de travail EPRIST sur l’usage d’ORCID a préparé une note simple pour présenter les bénéfices pour les chercheurs et leurs institutions.

Outils et services pour la gestion et l’ouverture des données scientifiques : retours d’expériences

Organisation d’un séminaire 16 février 2017 –
INRA, 147 rue de l’université, 75007 Paris

Ce séminaire sera l’occasion :

  • de présenter  les outils et services (d’ores et déjà opérationnels ou en gestation) et d’en étudier la pertinence
  • de discuter  les orientations  institutionnelles visant à instaurer de bonnes pratiques de gestion des données scientifiques parmi les chercheurs.

Vous trouverez plus d’informations sur le site du séminaire : http://seminaire.inra.fr/data

Le nombre de limites d’incriptions étant atteint, un webcast sera mis en place à l’adresse suivante : https://webcast.in2p3.fr/live/seminaire_eprist_bsn10_donnees_scientifiques

 

 

Le modèle économique de PLoS One durablement fragilisé ?

  Janvier 2017
Au moment même où se fêtait le dixième anniversaire de sa première parution, la mégarevue PLoS One qui, par PLoS One depuis le pic de l’année 2013, qui avait vu le précurseur de toutes les mégarevues publier 34 000 articles, s’est contracté en 3 ans de 30%. PLoS n’ayant pour seules ressources que les APC (1495 $ ; 1346€ / article pour PLoS One) cette baisse importante du nombre d’articles publié a un impact direct sur le chiffre d’affaire de PLoS et surtout sur ses marges : entre 2012 et 2015 le taux de profit net est passé de 21% du chiffre d’affaires à 0% en 2015 et devrait être  négatif en 2016. Les Scientific Reports de Springer Nature sont le concurrent principal de PLoS One et font désormais presque jeu égal en nombre d’articles publiés. Or, la concurrence  entre les grands éditeurs « for-profit » et les « pure-players » de l’Open Access est par construction inégale.

Mise en oeuvre de la Loi « pour une république numérique » : position EPRIST

La loi pour une République numérique n°2016-1321 (LRN) est une avancée majeure pour la science française, dans la mesure où elle favorise l’accès ouvert aux publications et aux données de la recherche (article 30), ainsi que la fouille de texte et de données (article 38 – FTD ou en anglais Text and Data Mining / TDM). Ce document élaboré par Eprist propose quelques analyses permettant de veiller à ce que les décrets d’application de la loi, en cours d’écriture, prennent en compte effectivement et confirment tous les progrès pour la science française que représente cette loi fondatrice.

Rapport d’étonnement EPRIST sur le COPIST

Le document suivant essaie de restituer les avis d’EPRIST, lors de la réunion EPRIST du 8 décembre 2016, sur les services IST présentés dans le Catalogue d’offres partagées d’Information scientifique et technique (COPIST), suite aux résultats de l’enquête nationale.

Une étude britannique met en lumière les effets secondaires négatifs des « big deals » associant négociation des budgets d’abonnements et des budgets d’APC

 LogoJISC2 Novembre 2016
Parue le 24 octobre, une étude financée par le JISC britannique, dresse un premier bilan des accords de couplage « abonnements/APC » signés par le consortium britannique avec 5 éditeurs scientifiques importants (Wiley, Taylor & Francis, Sage, Institute of Physics, Royal Society of Chemistry). Les premiers constats qui se dégagent de cette évaluation des accords couplés sont inquiétants : ce mécanisme encourage la publication en revues hybrides, ne réduit en rien les dépenses d’abonnements, ne contient que très partiellement la progression de la dépense « abonnements + APC », se révèle en pratique d’une grande complexité.

Free Access vs. Open Access : avec ShareIt, Springer Nature lance une initiative majeure de « libre » partage des articles publiés dans 2300 revues de recherche

 Graphe104 Octobre 2016

Le groupe Springer Nature a annoncé le 17 octobre la généralisation à 2300 revues de recherche de la fonctionnalité ShareIt, expérimentée avec succès sur le portefeuille de Nature Publishing Group (NPG) depuis décembre 2014. Cette fonctionnalité permet à tout auteur publiant chez Springer Nature ou à tout abonné aux revues de cet éditeur de partager légalement et gratuitement un article avec tout autre membre de sa communauté de recherche (abonné ou non chez Springer) en diffusant un lien pérenne vers un PDF « read only » (sans possibilité d’imprimer ou de télécharger) de la version publiée de l’article. Ce lien pérenne est géré par la plate-forme ReadCube, l’outil de partage d’articles du groupe Springer Nature. L’éditeur garde ainsi une visibilité totale sur les logiques de partage entre chercheurs, puisqu’elles ne peuvent se déployer que dans cet environnement propriétaire. ShareIt concrétise pour la première fois à grande échelle les principes de partage collaboratif « légal » définis l’an dernier par STM, l’association internationale des grands éditeurs scientifiques. Michael Eisen, cofondateur de PLoS et figure tutélaire de l’Open Access dénonce une initiative qui dégrade la notion d’Open Access et vise à préserver la forte rentabilité des revues sur abonnement.

Thomson Reuters IP & Science devient Clarivate Analytics

 WebofScience104 5 octobre 2016

Annoncé en juillet dernier, le rachat au groupe Thomson Reuters de sa division « Intellectual Property & Science » pour 3,55 milliards de dollars par les fonds d’investissement Onex Corporation etBaring Private Equity Asia est effective depuis le 3 octobre. Cet ensemble dédié à l’information scientifique et à l’information en propriété industrielle (brevets et marques) opérera désormais sous l’enseigne Clarivate Analytics, qui regroupera des marques comme Web of Science, Cortellis, Thomson Innovation, Derwent World Patents Index, Thomson CompuMark, MarkMonitor, Thomson IP Manager et Techstreet. Le choix d’un nom  contenant le terme « Analytics » est significatif : le développement d’outils et de services d’analyse (indicateurs bibliométriques, outils de TDM) est un axe important des stratégies des grands groupes opérant dans le champ de l’IST. L’ancienne division de Thomson Reuters dispose déjà de nombreuses applications de TDM en particulier sur ses importants fonds d’information brevets.

Avec le brevet américain 9.430.468,Elsevier se dote d’une arme défensive pour contrer à terme les logiques de peer-reviewing ouvert

 Logo USPTO 100 14 septembre 2016

Le 30 août 2016, l’office américain des brevets (USPTO) a délivré à Elsevier le brevet N° 9.430.468 intitulé « Online peer review and method ». Le cœur du brevet (et de ses revendications) concerne le système d’examen « en cascade » qui permet, lorsqu’un article scientifique a été refusé par la revue Elsevier auquel il avait été soumis, de soumettre automatiquement cet article à d’autres revues Elsevier pertinentes. Elsevier avait déjà vu sa demande de brevet, déposée en 2012, être refusée trois fois avant que l’USPTO ne l’accepte. L’éditeur a du élaguer ses « revendications » (qui définissent exactement l’invention protégée par le brevet et donc les « droits » d’Elsevier). L’annonce de l’octroi de ce brevet a déclenché une levée de boucliers outre-Atlantique.

SocArXiv et ChemRxiv : deux initiatives de bases de préprint de signe opposé

 SocArxiv 5 septembre 2016

Dans l’actualité IST de l’été, on relèvera le lancement de deux nouvelles archives de préprint (dépôt d’articles avant peer-reviewing et éventuelle publication en revue). SocArXiv (socarxiv.org, prononcer « sosharchive ») est une base de préprint qui revendique une vocation généraliste en sciences sociales et humaines, mais est très centrée à ses débuts sur les publications en sociologie. Cette initiative « not for profit » est soutenue par le Center for Open Science et l’Université du Maryland et s’inscrit dans la perspective plus large de rénover la publication scientifique en SHS en suivant les logiques du « libre ». ChemRxiv, une archive de préprint très ambitieuse en chimie se situe à l’opposé de cette ambition : lancée par la puissante American Chemical Society qui dispose déjà d’une position dominante dans la publication en chimie, cette initiative vise à capter très tôt dans le processus de communication scientifique les bons papiers et les bons auteurs. Cette double actualité souligne le caractère stratégique des bases de préprint dans la perspective d’une rénovation des circuits de la publication scientifique.

Complément à la position d’EPRIST sur le TDM

21 mars 2016

Les responsables IST du CNRS, INRA, CEA, INRIA, INSERM, CIRAD, IFSTTAR, IRSTEA, IRD, BRGM, Institut Pasteur, IFPEN, INERIS, IFREMER, IRSN, ADEME, ANSES et scientifiques et établissements membres de l’Association EPRIST, qui ont saisi l’occasion des récentes  auditions sénatoriales sur la Loi numérique pour vérifier une convergence persistante de leurs positions, disposent à ce jour d’informations nombreuses, parfois contradictoires au premier abord, et qui font débat.

En savoir plus (PDF – 372 Ko)

Pratiques et besoins de Text Data Mining (TDM) au sein des organismes

Octobre 2015

Dans le cadre de la préparation du projet de loi sur le numérique, EPRIST a rassemblé des exemples de pratiques au sein des équipes de recherche des organismes français de recherche, afin de montrer l’importance du TDM comme outil de traitement de données à des fins de recherche.

Les échanges réalisés avec les scientifiques concernés à cette occasion ont fait ressortir les opportunités des usages de ces outils, tout comme les difficultés rencontrées par les chercheurs (freins juridiques à l’usage du TDM en l’absence d’une exception pour les travaux de recherche).

Position EPRIST sur le couplage APC/Abonnements

Avril 2015

Les responsables IST des organismes de recherche, réunis au sein de l’Association EPRIST ont adressée le 9 avril 2015 à Monsieur Jean-Pierre Finance, Président de Couperin.org une note présentant la  position des responsables IST des organismes de recherche français (EPST, EPIC, Fondations) sur une éventuelle négociation avec l’éditeur Springer intégrant les frais de publication en libre accès (APC).

Politiques de sites et IST : les préconisations ADBU – EPRIST

Septembre 2014

A la demande du MENESR, les associations ADBU – EPRIST ont rédigées une note stratégique intitulée : Politique de l’IST : quelle articulation entre politique nationale et politiques de site ? »

Rachat de Thomson IP & Science par des fonds d’investissement

 

 Thomson 12 juillet 2016

Le groupe Thomson Reuters a annoncé hier 11 juillet 2016 la cession de sa division Thomson IP & Science à un binôme de fonds d’investissements, le canadien Onex Corporation  et Baring Private Equity Asia (ayant son siège social à Hong Kong) pour 3,55 Md. $ (3,21 Md €).

 

C’est 550 M$ de mieux que le consensus des analystes financiers : bonne affaire pour Thomson Reuters. L’IST à ce niveau d’offre mondialisée reste un business appétissant.  L’hypothèse d’une consolidation autour de Springer Nature est démentie ( cf. note EPRIST IIST N°4 – PDF de 620 Ko), mais la possibilité d’une intervention des fonds d’investissement a toujours été présente puisque ceux-ci mettent en général plus d’argent sur la table : Thomson Reuters se situait clairement dans une perspective de mise aux enchères, et non dans un scénario industriel. Les fonds d’investissement ne restant présents au capital de leur cible que pour une période limitée de 4 à 5 ans, la question de la consolidation du secteur de l’IST au plan mondial restera à terme posée. Mais en 4 ans bien des choses peuvent changer. A court terme les fonds d’investissements vont faire rendre à Thomson Reuters IP& Science tout le cash qu’il peut donner pour rembourser ce rachat par la dette (LBO). Ce rachat à des fonds d’investissement ne change rien pour les clients IST de Thomson Reuters ; de ce point de vue un rapprochement avec Springer Nature aurait été plus inquiétant. On peut peut-être s’attendre à un changement de nom de Thomson Reuters IP & Science pour ne pas entretenir de confusion avec l’enseigne Thomson Reuters. Cette cession illustre aussi la montée en puissance des fonds d’investissement asiatiques. Accessoirement 1 Md. de $ de produit de cette cession (905 M€) sera retourné aux actionnaires de TR sous forme de rachat d’actions, les actionnaires de TR sont au final les grands gagnants de cette cession.