Eprist

Association des responsables IST des organismes de recherche

ORCID, en bref

Logo ORCIDORCID (Open Researcher and Contributor Identifier) est un système international dont l’objectif est d’attribuer des identifiants numériques persistants. Ces identifiants permettent de distinguer les chercheurs de manière univoque (en cas de noms multiples, d’homonymie, d’absence du prénom) dans les travaux de recherche (publications, données, reviewing, brevet) dans les différents systèmes d’information et bases de données bibliographiques. Un groupe de travail EPRIST sur l’usage d’ORCID a préparé une note simple pour présenter les bénéfices pour les chercheurs et leurs institutions.

Outils et services pour la gestion et l’ouverture des données scientifiques : retours d’expériences

Organisation d’un séminaire 16 février 2017 –
INRA, 147 rue de l’université, 75007 Paris

Ce séminaire sera l’occasion :

  • de présenter  les outils et services (d’ores et déjà opérationnels ou en gestation) et d’en étudier la pertinence
  • de discuter  les orientations  institutionnelles visant à instaurer de bonnes pratiques de gestion des données scientifiques parmi les chercheurs.

Vous trouverez plus d’informations sur le site du séminaire : http://seminaire.inra.fr/data

Le nombre de limites d’incriptions étant atteint, un webcast sera mis en place à l’adresse suivante : https://webcast.in2p3.fr/live/seminaire_eprist_bsn10_donnees_scientifiques

 

 

Le modèle économique de PLoS One durablement fragilisé ?

  Janvier 2017
Au moment même où se fêtait le dixième anniversaire de sa première parution, la mégarevue PLoS One qui, par PLoS One depuis le pic de l’année 2013, qui avait vu le précurseur de toutes les mégarevues publier 34 000 articles, s’est contracté en 3 ans de 30%. PLoS n’ayant pour seules ressources que les APC (1495 $ ; 1346€ / article pour PLoS One) cette baisse importante du nombre d’articles publié a un impact direct sur le chiffre d’affaire de PLoS et surtout sur ses marges : entre 2012 et 2015 le taux de profit net est passé de 21% du chiffre d’affaires à 0% en 2015 et devrait être  négatif en 2016. Les Scientific Reports de Springer Nature sont le concurrent principal de PLoS One et font désormais presque jeu égal en nombre d’articles publiés. Or, la concurrence  entre les grands éditeurs « for-profit » et les « pure-players » de l’Open Access est par construction inégale.

Mise en oeuvre de la Loi « pour une république numérique » : position EPRIST

La loi pour une République numérique n°2016-1321 (LRN) est une avancée majeure pour la science française, dans la mesure où elle favorise l’accès ouvert aux publications et aux données de la recherche (article 30), ainsi que la fouille de texte et de données (article 38 – FTD ou en anglais Text and Data Mining / TDM). Ce document élaboré par Eprist propose quelques analyses permettant de veiller à ce que les décrets d’application de la loi, en cours d’écriture, prennent en compte effectivement et confirment tous les progrès pour la science française que représente cette loi fondatrice.

Rapport d’étonnement EPRIST sur le COPIST

Le document suivant essaie de restituer les avis d’EPRIST, lors de la réunion EPRIST du 8 décembre 2016, sur les services IST présentés dans le Catalogue d’offres partagées d’Information scientifique et technique (COPIST), suite aux résultats de l’enquête nationale.

Une étude britannique met en lumière les effets secondaires négatifs des « big deals » associant négociation des budgets d’abonnements et des budgets d’APC

 LogoJISC2 Novembre 2016
Parue le 24 octobre, une étude financée par le JISC britannique, dresse un premier bilan des accords de couplage « abonnements/APC » signés par le consortium britannique avec 5 éditeurs scientifiques importants (Wiley, Taylor & Francis, Sage, Institute of Physics, Royal Society of Chemistry). Les premiers constats qui se dégagent de cette évaluation des accords couplés sont inquiétants : ce mécanisme encourage la publication en revues hybrides, ne réduit en rien les dépenses d’abonnements, ne contient que très partiellement la progression de la dépense « abonnements + APC », se révèle en pratique d’une grande complexité.

Protégé : Réunions GT Orcid

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Opportunités du TDM pour l’analyse de l’évolution des sciences

 LogoCNRS David Chavalarias, Directeur de l’Institut des Systèmes Complexes de Paris Île-de-France, CNRS – UPS 3611

Cette présentation, émise lors des journées Innométriques en octobre 2016, démontre comment l’analyse des publications scientifiques permet de proposer une représentation interactive de l’évolution des sciences. En effet, les données et méta-données des publications scientifiques permettent d’extraire les réseaux multi-partite de la science.

CollEx – Persée

Le dispositif documentaire CollEx «collections d’excellence pour la recherche» 

CollEx  est né de la nécessité de rénovation des Centres d’acquisition et de diffusion de l’information scientifique et technique (CADIST) qui structurent le réseau documentaire de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) depuis 30 ans. Un comité opérationnel constitué de deux groupes de travail a été force de propositions dans la phase de préfiguration du projet :

  • GT Labellisation et cartographie des collections d’excellence. Représentant EPRIST, Jacques Millet, INRIA
  • GT sur le modèle de financement  de la politique nationale de soutien aux acquisitions de la documentation recherche. Représentante EPRIST : Annie Buffeteau, IFP Energies nouvelles

Les travaux conduits depuis 2015 ont aboutit à la création d’une infrastructure de recherche en IST, associé à Persée (portail de diffusion de publications scientifiques). CollEx-Persée a pour mission d’optimiser l’accès aux gisements documentaires par les chercheurs, en fédérant dans un groupement d’intérêt scientifique (GIS) les acteurs de l’information scientifique et technique  (plateforme Persée, bibliothèques de recherche de l’ESR, Bibliothèque nationale de France, opérateurs en IST )

 


ACTUALITÉ : Sur le site de  CollEx-Persée , toutes les informations sur les deux appels à manifestation d’intérêt portant :

  • sur la création du Groupement d’intérêt scientifique (GIS) « CollEx-Persée » (date limite le vendredi 16 décembre 2016)
  • sur la labellisation « CollEx » de collections d’excellence (date limite le vendredi 20 janvier 2017).

Toutes demandes d’informations complémentaires peuvent être adressées à l’adresse collex@recherche.gouv.fr


 

Le 28 septembre 2016, réunion d’information sur « CollEx-Persée » à l’auditorium de la BULAC.

Cette rencontre a pour objet de présenter les objectifs du projet, suite à l’inscription en 2016 de « CollEx-Persée » sur la feuille de route des infrastructures de recherche (domaine IST), ainsi que les modalités de constitution du GIS, qui s’appuieront sur une procédure d’appels à manifestation d’intérêt. Le programme prévisionnel est le suivant :

  • Introduction de la réunion d’information par Michel Marian ;
  • Présentation des résultats de l’étude sur l’évolution de la politique nationale d’acquisition de documentation recherche, dans le cadre de la mise en oeuvre de CollEx, commandée par le MENESR au Bureau van Dijk Information Management ;
  • Présentation du projet « CollEx-Persée » par François Cavalier, Valérie Tesnière et Nathalie Fargier ;
  • Informations sur la mise en oeuvre : structuration en GIS (groupement d’intérêt scientifique), cadrage, calendrier, par Sophie Mazens.

 

Le 29 février 2016 – Strasbourg – Séminaire européen CollEx : des dispositifs documentaires repensés pour l’aide à la recherche

3 participants EPRIST : A. Buffeteau, Jacques Millet et Agnès Raymond-Denise

L’objectif du séminaire était de permettre aux membres du comité de pilotage et à ceux du comité opérationnel de COLLEX de prendre connaissance de l’expérience allemande dont les SSG (Sondersammelgebiete ou collections d’excellence) ont évoluées vers les FID (Fachinformationsdienste ou services d’informations) pour en tirer parti dans le travail en cours qui  porte sur l’évolution des CADIST (Centre d’acquisition et de diffusion de l’information scientifique et technique).

  • Les trois premières interventions, deux allemandes et une française, ont dressé le contexte et le cadre général de fonctionnement de ces structures dans les deux pays.
  • Quatre bibliothèques allemandes ont présenté les différents services (FID) mis en œuvre avec les interrogations qu’ils suscitent.
  • La présentation de Valérie Tesnière sur la collecte des matériaux pour la recherche a posé la problématique de la « place » de la bibliothèque dans la recherche. Celle d’Isabelle Eleuche sur la problématique des CADIST des sciences exactes était un manifeste pour montrer que les CADIST avaient évolués et développés des services sans attendre que leur financement soit remis en question.
  • La conclusion de François Cavalier, président du comité opérationnel de COLLEX, résume les enseignements de la journée et le plan d’action des GT COLLEX.

 

Un premier appel à projets, doté d’un financement de 200 000 euros, pour les Plans  de conservation partagée

Dans le cadre de l’appel à projets CollEx pour la conservation partagée,  une subvention du MENESR de 200 000 euros  pour initier de nouveaux projets de plan de conservation partagée (PCP) et/ou pour soutenir les plans existants. L’appel à projets a donné lieu à la présentation de 12 dossiers. Les conventions liant le CTLes et les différents porteurs de projet sont en cours de signature.

Les 5 PCP bénéficiant d’une subvention sont les suivants :

  • PCP Chimie, nouveau projet porté par le SCD de l’Université Claude Bernard – Lyon 1
  • PCP Physique, nouveau projet porté par le Service interétablissement de documentation UGA – Grenoble
  • PCP Allemand, nouveau projet porté par la Bibliothèque nationale et universitaire (BNU) – Strasbourg
  • PCP Mathématiques, nouveau projet porté par le CNRS délégation Paris B, GDS 2755 – Réseau National des Bibliothèques de Mathématiques (RNBM)
  • PCP Médecine, projet en cours porté par la Bibliothèque interuniversitaire de Santé (BIUSanté)

 

 

 

 

Free Access vs. Open Access : avec ShareIt, Springer Nature lance une initiative majeure de « libre » partage des articles publiés dans 2300 revues de recherche

 Graphe104 Octobre 2016

Le groupe Springer Nature a annoncé le 17 octobre la généralisation à 2300 revues de recherche de la fonctionnalité ShareIt, expérimentée avec succès sur le portefeuille de Nature Publishing Group (NPG) depuis décembre 2014. Cette fonctionnalité permet à tout auteur publiant chez Springer Nature ou à tout abonné aux revues de cet éditeur de partager légalement et gratuitement un article avec tout autre membre de sa communauté de recherche (abonné ou non chez Springer) en diffusant un lien pérenne vers un PDF « read only » (sans possibilité d’imprimer ou de télécharger) de la version publiée de l’article. Ce lien pérenne est géré par la plate-forme ReadCube, l’outil de partage d’articles du groupe Springer Nature. L’éditeur garde ainsi une visibilité totale sur les logiques de partage entre chercheurs, puisqu’elles ne peuvent se déployer que dans cet environnement propriétaire. ShareIt concrétise pour la première fois à grande échelle les principes de partage collaboratif « légal » définis l’an dernier par STM, l’association internationale des grands éditeurs scientifiques. Michael Eisen, cofondateur de PLoS et figure tutélaire de l’Open Access dénonce une initiative qui dégrade la notion d’Open Access et vise à préserver la forte rentabilité des revues sur abonnement.

Manifestations professionnelles

  • Journée d’étude sur le TDM : Fouille de texte et de données dans le contexte de la loi pour une République numérique

 Mardi 13  décembre 2016 11h-16h30

Auditorium de la BULAC Paris 13ème

Thomson Reuters IP & Science devient Clarivate Analytics

 WebofScience104 5 octobre 2016

Annoncé en juillet dernier, le rachat au groupe Thomson Reuters de sa division « Intellectual Property & Science » pour 3,55 milliards de dollars par les fonds d’investissement Onex Corporation etBaring Private Equity Asia est effective depuis le 3 octobre. Cet ensemble dédié à l’information scientifique et à l’information en propriété industrielle (brevets et marques) opérera désormais sous l’enseigne Clarivate Analytics, qui regroupera des marques comme Web of Science, Cortellis, Thomson Innovation, Derwent World Patents Index, Thomson CompuMark, MarkMonitor, Thomson IP Manager et Techstreet. Le choix d’un nom  contenant le terme « Analytics » est significatif : le développement d’outils et de services d’analyse (indicateurs bibliométriques, outils de TDM) est un axe important des stratégies des grands groupes opérant dans le champ de l’IST. L’ancienne division de Thomson Reuters dispose déjà de nombreuses applications de TDM en particulier sur ses importants fonds d’information brevets.

Sale été pour le facteur d’impact ?

FI

Octobre 2016

Publié comme chaque année à la mi-juin pour plus de 11 000 revues, le Journal Impact Factor (JIF) reste au cœur des argumentaires marketing des éditeurs scientifiques. On assiste pourtant cette année à un tir de barrage particulièrement nourri contre le JIF et ses usages dévoyés. La prestigieuse revue Nature a fait paraître fin juillet un éditorial au vitriol (« Time to remodel the Journal Impact Factor ») contre le JIF. Publié en août sur l’archive BioRxiv un préprint (« A simple proposal for the publication of journal citation distributions ») démontre que si l’on exclut les 15 à 20% d’articles qui génèrent les plus grands nombres de citations, des revues à facteur d’impact très différent mais appartenant à un même champ disciplinaire ont en fait des retombées similaires en matière de citations. Enfin, paru dans PLoS Biology le 6 septembre dernier un article (« Relative Citation Ratio : A New Metric That Uses Citation Rates to Measure Influence at the Article Level ») émanant d’un groupe de travail piloté par les NIH propose un nouvel indicateur bibliométrique « ouvert », le RCR, qui prétend apporter une réponse aux insuffisances de la plupart des indicateurs bibliométriques connus. Pourtant le JIF semble avoir encore de beaux jours devant lui : l’adoption large d’une nouvelle métrique est un processus très long et suppose qu’elle soit labélisée par un « tiers de confiance » à forte notoriété. Surtout, le rôle dominant de l’Impact Factor s’explique parce qu’il sert des intérêts consolidés, en particulier ceux des grands éditeurs. Mais le nœud du problème réside dans l’articulation entre processus d’évaluation de la recherche et usage des indicateurs bibliométriques

L’étude des microorganismes et de leurs habitats : les dangers de la voie contractuelle pour l’usage de la fouille de texte (TDM)

 EPRIST-TDM3
logoInra

Claire Nédellec de l’Inra présente une expérience de fouille de texte pour la mise en place d’un moteur de recherche OntoBiotope qui est une application développée pour les microbiologistes afin de déterminer quelles bactéries vivent où, à partir de l’information disponible dans du texte libre, base de données et articles scientifiques. Elle présente les avantages du TDM (Text Data Mining) pour le projet et explique pourquoi la voie contractuelle avec chaque éditeur n’est pas suffisante pour mener à bien le projet.

Le projet de nouvelle directive « droit d’auteur » présenté par la Commission européenne prévoit une exception obligatoire au droit d’auteur en faveur du TDM scientifique

 LogoCE 23 septembre 2016

Le 14 septembre dernier, la Commission européenne a publié son projet de directive « On copyright in the digital single-market ». Ce texte a suscité une levée de boucliers de la part des acteurs de l’économie numérique, dénonçant des dispositions jugées trop favorables aux industries culturelles. Quoi que l’on pense de ce jugement, il faut noter qu’en proposant une exception au droit d’auteur – qui serait obligatoire pour tous les Etats-membres – pour rendre juridiquement sûrs les usages du Text & Data mining à des fins de recherche scientifique publique, la Commission n’a sur ce point pas suivi les désidératas des éditeurs scientifiques. Le texte proposé par la Commission apparaît tout à fait compatible avec les dispositions récemment adoptées par le législateur français dans le cadre de la discussion du projet de loi pour une République numérique.