Eprist

Association des responsables IST des organismes de recherche

Sale été pour le facteur d’impact ?

FI

Octobre 2016

Publié comme chaque année à la mi-juin pour plus de 11 000 revues, le Journal Impact Factor (JIF) reste au cœur des argumentaires marketing des éditeurs scientifiques. On assiste pourtant cette année à un tir de barrage particulièrement nourri contre le JIF et ses usages dévoyés. La prestigieuse revue Nature a fait paraître fin juillet un éditorial au vitriol (« Time to remodel the Journal Impact Factor ») contre le JIF. Publié en août sur l’archive BioRxiv un préprint (« A simple proposal for the publication of journal citation distributions ») démontre que si l’on exclut les 15 à 20% d’articles qui génèrent les plus grands nombres de citations, des revues à facteur d’impact très différent mais appartenant à un même champ disciplinaire ont en fait des retombées similaires en matière de citations. Enfin, paru dans PLoS Biology le 6 septembre dernier un article (« Relative Citation Ratio : A New Metric That Uses Citation Rates to Measure Influence at the Article Level ») émanant d’un groupe de travail piloté par les NIH propose un nouvel indicateur bibliométrique « ouvert », le RCR, qui prétend apporter une réponse aux insuffisances de la plupart des indicateurs bibliométriques connus. Pourtant le JIF semble avoir encore de beaux jours devant lui : l’adoption large d’une nouvelle métrique est un processus très long et suppose qu’elle soit labélisée par un « tiers de confiance » à forte notoriété. Surtout, le rôle dominant de l’Impact Factor s’explique parce qu’il sert des intérêts consolidés, en particulier ceux des grands éditeurs. Mais le nœud du problème réside dans l’articulation entre processus d’évaluation de la recherche et usage des indicateurs bibliométriques

En poursuivant votre navigation, sans modifier vos paramètres, vous acceptez l'utilisation et le dépôt de cookies destinés à mesurer la fréquentation du site grâce au logiciel Matomo.
OK
Modifier les paramètres