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Association des responsables IST des organismes de recherche

Fil d’actualités

Le web sémantique

Analyse I/IST n°33 – Novembre 2020

Ce devait être le web 2.0, puis le web 3.0, voire 4.0… Le web sémantique ou web des données n’en finit pas d’être la prochaine révolution sans cesse repoussée.

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Les revues en libre accès ne sont pas éternelles

Analyse I/IST n°32 – Octobre 2020

Les revues en libre accès ne sont pas éternelles : c’est l’argument-choc d’une nouvelle étude importante consacrée aux revues disparues sans avoir été archivées par une institution officielle.

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Big deal ? bad deal ?

Analyse I/IST n°31 – Juin 2020

En mars 2019, l’Université d’État de Floride perd son accès à Elsevier. Faute de renouveler un accord de licence annuel à 2 millions de dollars, 6.000 chercheurs et 40.000 étudiants ne peuvent consulter les 1800 revues du premier éditeur mondial. Les articles doivent être désormais achetés à l’unité, ce qui représente environ 20-30$ pour un PDF. Elsevier met l’université en garde : l’abandon du big deal va représenter un surcoût massif, de l’ordre d’un million de dollars par an.

Un an plus tard, le bilan est bien différent …

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Citations ouvertes

Les citations sont un instrument privilégié de la recherche bibliographique : le repérage des citations ultérieures d’une publication permet de reconstituer rapidement l’état d’un champ de recherche ou la réception d’une découverte ou d’une théorie scientifique.

Jusqu’en 2017, ces informations étaient concentrées dans de grandes bases fermées telles que le Web of Science, Scopus (d’Elsevier) ou plus récemment Google Scholar (de Google) et collectées selon des critères opaques. En un an tout a changé : suite au lancement d’une Initiative pour les citations ouvertes (I4OC) la part des données de citation mises à disposition sous une licence libre est passée de 1% à 51% des références scientifiques disponibles sous Crossref. Ces données sont mises à disposition en totalité sur la plateforme OpenCitations et peuvent être massivement réutilisées sur d’autres projets comme Wikidata.

L’ouverture des citations s’inscrit dans une nouvelle dynamique du libre accès qui s’étend désormais bien au-delà de la simple mise à disposition des écrits scientifiques pour intégrer de nouvelles formes : données, code, évaluations, métadonnées… L’enjeu n’est plus seulement de faciliter l’accès à la connaissance mais aussi de transformer radicalement les structures de publication et de dissémination de la recherche.

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Synthèse sur la stratégie d’Elsevier

En février 2018 le premier éditeur scientifique mondial change de structure. RELX, la maison-mère d’Elsevier, cesse de former une entreprise bicéphale entre le Royaume-Uni et les Pays-bas cotée à Londres et Amsterdam. Comme le souligne The Economist, cette répartition a perdu sa raison d’être avec la mondialisation : « aujourd’hui peu d’entreprises sont contraintes par les frontières nationales (…) la structure duale est souvent associée avec une gouvernance opaque »

Cette restructuration n’est pas qu’un enjeu de gouvernance interne mais marque une évolution profonde de la stratégie d’Elsevier : la convergence de l’édition scientifique et la gestion de données et métriques (business analytics).

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Communiqué commun sur la Réforme de la Directive sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique

EPRIST partage et soutient les mises en garde des principales associations européennes de l’enseignement et de la recherche.

Dans une lettre ouverte aux membres de la Commission des affaires juridiques du Parlement européen, l’association SPARC Europe et les principales associations européennes du domaine de l’enseignement et de la recherche mettent en garde contre les risques de dérives de la directive « Copyright ». Elles souhaitent un engagement ferme de l’Union en faveur de l’Open Science et de l’Open Access.

 

Le consortium Couperin.org, la Conférence des Présidents d’Universités (CPU), la Conférence des Grandes Ecoles (CGE), la Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises d’Ingénieurs (CDEFI), l’Association des directeurs et personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation (ADBU), l’association des responsables IST des organismes de recherche (EPRIST), le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (IRSTEA), l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (IFSTTAR), le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), l’Institut national d’études démographiques (INED) et l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) s’associent pleinement à cette démarche.

Le communiqué commun « Réforme de la Directive sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique : nous partageons et soutenons les mises en garde des principales associations européennes de l’enseignement et de la recherche« , marque la volonté des signataires de voir la nouvelle directive sur le droit d’auteur s’inscrire dans une orientation permettant aux communautés de l’enseignement supérieur et de la recherche d’accomplir pleinement leur mission de recherche et d’enseignement, en développant pleinement les potentialités du numérique, en s’orientant résolument vers l’Open Science, au sein d’un cadre juridique équilibré, sans régression ni entrave au-delà de ce qui est nécessaire.

 

Vous trouverez le communiqué sur le site Couperin

Open Access : l’association Liber liste cinq « principes fondamentaux » pour négocier avec les éditeurs

7 septembre 2017

Pour aider les bibliothèques  à  négocier avec les éditeurs le passage d’un modèle économique basé sur les abonnements à un financement du libre accès des articles publiés, de type auteur-payeur (« Article Processing Charge »-APC), l’association européenne Liber préconise cinq « principes » à respecter :

  1. Les licences d’abonnement et le financement de l’accès ouvert vont de pair – Les offres d’abonnement et les APC-deals sont étroitement liés. Personne ne devrait payer les abonnements et payer les APC en même temps («double peine»). L’augmentation des dépenses pour les APC devrait faire baisser proportionnellement les dépenses des frais d’abonnement.
  2. Pas d’accès ouvert, pas d’augmentation de prix – Il y a déjà assez d’argent dans le système. Les bibliothèques ont payé des hausses de prix annuelles pouvant aller jusqu’à 8% pendant des années, ce qui devrait permettre aux éditeurs d’innover. Une caractéristique clé de l’innovation pour le milieu de la recherche est que les résultats de la recherche soient disponibles librement. Par conséquent, si un accord avec les éditeurs sur l’Open Access ne peut être atteint dans nos contrats, les augmentations de prix futures ne devraient pas être acceptées.
  3. Transparence pour les offres de licences – Les pratiques des bibliothèques devraient refléter pleinement leur engagement envers l’accès ouvert. Les accords de licence devraient donc être ouvertement disponibles.
  4. Gardez l’accès pérenne – Pour éviter de mettre plus d’argent dans le système et de renforcer l’accès ouvert, certaines bibliothèques ont renoncé à leurs droits d’accès perpétuel dans un accord de licence. Toutefois, les bibliothèques doivent assurer un accès durable au contenu.
  5. Les rapports d’utilisation devraient inclure l’accès ouvert –  Tout comme les bibliothèques reçoivent des rapports sur les téléchargements et l’utilisation des abonnements, elles devraient également recevoir des rapports sur les publications en Open Access. Il est normal de recevoir un aperçu de ce que nous payons.

Ces cinq principes font partie de l’engagement  de LIBER à faciliter l’échange de connaissances entre ses bibliothèques, les gouvernements nationaux et les parties prenantes. Ils s’inspirent d’autres déclarations, notamment l’Appel d’action d’Amsterdam sur les sciences libres et l’Initiative OA2020.

A consulter sur le site de LIBER :  http://libereurope.eu/blog/2017/09/07/open-access-five-principles-negotiations-publishers/

 

 

Thomson Reuters IP & Science devient Clarivate Analytics

 WebofScience104 5 octobre 2016

Annoncé en juillet dernier, le rachat au groupe Thomson Reuters de sa division « Intellectual Property & Science » pour 3,55 milliards de dollars par les fonds d’investissement Onex Corporation etBaring Private Equity Asia est effective depuis le 3 octobre. Cet ensemble dédié à l’information scientifique et à l’information en propriété industrielle (brevets et marques) opérera désormais sous l’enseigne Clarivate Analytics, qui regroupera des marques comme Web of Science, Cortellis, Thomson Innovation, Derwent World Patents Index, Thomson CompuMark, MarkMonitor, Thomson IP Manager et Techstreet. Le choix d’un nom  contenant le terme « Analytics » est significatif : le développement d’outils et de services d’analyse (indicateurs bibliométriques, outils de TDM) est un axe important des stratégies des grands groupes opérant dans le champ de l’IST. L’ancienne division de Thomson Reuters dispose déjà de nombreuses applications de TDM en particulier sur ses importants fonds d’information brevets.